lundi 25 août 2014

Uvira, sa jeunesse et son attribution pour l’harmonie sociale

"Semaine de mobilisation des jeunes filles et garçons de la cité d’Uvira pour une harmonie dans la société congolaise". Tel est le souhait des agents de changement de l’Alliance du Sud Kivu qui sont en pleine action de conscientisation et sensibilisation dans cette province de l’Est de la République Démocratique du Congo. C’est depuis le 12 août dernier, la  journée internationale de la jeunesse que l’alliance locale de cette entité mobilise les jeunes gens dans la lutte contre les violences aux femmes. Uvira, cité frontalière avec le Burundi. Ici, les étudiants, les responsables du service territorial de la jeunesse  et d’autres invités étaient au rendez-vous pour un échange sur comment construire la paix en bannissant les violences aux femmes dans l’esprit d’un jeune. Signalons en passant que l’intéressement de la jeunesse figure parmi les priorités de la campagne nous pouvons mettre fin aux violences faites aux femmes. L’alliance locale d’Uvira tient à ce que la dignité de tout être humain soit observée dans nos communautés. A l’intention de 132 personnes ayant pris part à cette rencontre, elles ont échangé aussi sur des stratégies pouvant permettre la participation des femmes dans les instances de prise de décision, etc.
Ces invités ont dénoncé les problèmes qui violentent la jeune fille d’Uvira. Selon eux, dans le cercle des jeunes, il n'est pas d'habitude que la fille occupe un poste de leader. En famille, elle travaille beaucoup et se réveille tout le jour à 5 heures du matin qui influe sur son rendement à l’école.
La pesanteur des mauvaises coutumes comme ne pas prendre la parole en public. Ces invités ont pris l’engagement de sensibiliser afin que les jeunes filles aient le temps de repos, de partager les travaux domestiques avec leurs frères.
De leur part, les jeunes ont lancé un appel aux autorités de la cité d’Uvira de s’impliquer dans la campagne nous pouvons mettre fin aux violences faites aux femmes.
Prenant la parole, le point focal d’Uvira PELELO AMISI PELE a remercié la coordonnatrice nationale de NOUS POUVONS RDC Jeannine Gabrielle NGUNGU pour avoir permis la relance de leurs activités. PELELO AMISI a promis également que les agents de changement avec la nouvelle impulsion de leur Point focal Provincial Modeste MAMBO, ils seront opérationnels dans la sensibilisation. Précision que l’alliance d’Uvira compte beaucoup d’agents de changement car elle contrôle d'Uvira à FIZI.

jeudi 14 août 2014

WALUNGU, KALEHE et KABARE, des territoires qui soutiennent l’action du changement de comportement social

Reportage
Nous nous retrouvons en itinérance dans ces trois territoires du SUD KIVU en guise de susciter les agents de changement à consolider les acquis de la campagne NOUS POUVONS mettre fin aux violences faites aux femmes depuis 2007 dans leurs entités respectives. Arrivée à WALUNGU, nous sommes accueillis par des agents de changement qui ont aménagé un espace pour un échange avec les villageois autour de la violence aux femmes étant un frein pour le développement familial. Les invités à cet échange sont attentifs. Et à côté de moi, un qui me dit «  c’est vrai, ici nos sœurs souffrent de travaux champêtres et domestiques sans repos !... ».
 Il est vrai que la méthodologie utilisée le vidéo forum a permis à l’assemblée de comprendre et s’interroger intérieurement sur l’agissement individuel.
Un temps fort était celui de libre expression pour une prise de conscience sur les méfaits des violences aux femmes.  A KALEHE un territoire limitrophe avec la province voisine du NORD KIVU. Ici, nous apprenons que les violences aux femmes sont en diversités : le viol, surcharge des jeunes filles, la prostitution des filles pour gagner la vie, non participation des femmes à la gestion des biens de la famille soutenue par une dépendance financière des épouses à leurs maris. Des explications appuyées par le vidéo forum ont facilité la compréhension des participants. Enfin, en territoire de KABARE, une autre séance de sensibilisation de masse a été tenue au profit des habitants qu’il est temps d’arrêter les violences en famille.
Avant de quitter ces territoires visités, les groupes de support locaux de NOUS POUVONS qui réunissent les agents de changement de ces territoires ont été redynamisés pour qu’ils demeurent fonctionnels dans ces entités.
Ces agents de changement sont optimistes qu'avec la sensibilisation qu'ils feront, la paix sera retrouvée dans les familles.
De retour de ces territoires, les agents de changement venus de Bukavu ont manifesté un signe de joie vu le fruit de leur travail.

lundi 11 août 2014

Une table ronde multi acteurs sur l’approche NOUS POUVONS

Par Freddy Bikumbi
MBOKO, une cité située dans le secteur TANGANYIKA en territoire de FIZI, dans la province du SUD KIVU à l'Est de la République Démocratique du Congo. Ici, une centaine de personnes de différents horizons viennent de prendre part le weekend dernier à une table ronde sur les stratégies de la lutte contre les violences aux femmes organisée par la campagne NOUS POUVONS.
"A travers cette activité, nous avons voulu impliquer ces acteurs clés de la population de MBOKO dans la conscientisation sur le bien fondé d'éradication de ces violences basées sur le genre" nous dit Modeste MAMBO le Responsable de ce mouvement social dans cette province. Il a précisé que le changement des mauvais comportements et pratiques qui soutiennent la violence aux femmes est une force individuelle.
Dans les échanges, il a été constaté que la femme congolaise de MBOKO est violentée du fait que la communauté qui l’entoure reste passive.
Les personnes ayant participé à cette table ronde se sont engagées de soutenir la campagne NOUS POUVONS afin que  la femme retrouve sa place au sein de la société du secteur TANGANYIKA. Cette table était une opportunité d'intéresser la femme de MBOKO à s'impliquer dans les actions de la démocratie au pays. " Se présenter aux élections prochaines comme électrice et éligible, en famille partage des travaux domestiques, la scolarisation des jeunes filles et la considération de son point de vue dans les instances locales de prise de décision, ...). Des hommes ainsi que des femmes agents de changement venus des organisations HERITIER de la JUSTICE, UWAKI Sud Kivu, CENTRE OLAME, AHUSADEC se sont déplacés de Bukavu jusque MBOKO en guise de  partager leurs expériences pour une vie harmonieuse.
75 nouveaux agents de changement se sont joints à ce mouvement social. Ils ont pris l’engagement d’amener d’autres personnes au changement, d’être exemplaires dans leurs villages en laissant les mauvaises attitudes et pratiques qui freinent l'épanouissement de la femme.
Le Point focal de l’Alliance du SUD KIVU de la campagne NOUS POUVONS Modeste MAMBO  relance les activités et promet de ne pas baisser les bras car au village dans ce pays, la femme est souvent au dernier rang au sein de la société pendant qu'elle est une personne à part entière que l'homme. Cette table ronde suscite déjà la conscience de quelques hommes qui ont pris part à ces assises. C'est comme Guyaume qui trouve que le message sur la femme de NOUS POUVONS sort de l'ordinaire étant donné qu' à MBOKO l'on intéresse à la recherche de la survie sans penser que certains actes posés à l'endroit de la femme sont une violence.
Disons que le choix de la cité de MBOKO est motivé du fait que dans la crise qui a secoué la République Démocratique du Congo, une dizaine de femmes de tout âge ont été violentées ici, un crime qui reste jusque là impuni. Citons le cas de MAKOBOLA à 20 Km de MBOKO où des mamans ont été tuées et brulées vives du fait de refuser d’être violées, c’était en 1998.
En guise de soutenir des actions de mobilisation sociale dans cette cité,  l’épouse du chef de secteur TANGANYIKA s'est engagée comme Agent de changement et en appelle d'autres habitants à dire non aux violences à l'endroit de jeunes filles et femmes.